Kanbayashi Sensei est l’un des rares forgerons japonais portant encore le titre de maître. Il habite dans le nord du pays, à Yamagata, dans une maison voisine de sa forge. L’artisan ne travaille qu’avec du tamahagane, l’acier traditionnel japonais produit à partir de sable ferrugineux.
Il faut des semaines d’une maîtrise forgée sur une vie entière pour obtenir une lame de katana d’un niveau qui satisfasse Kanbayashi Sensei.
Le forgeage nécessite une attention de tous les instants : un œil exercé sait reconnaître le stade de transformation de l’acier à la couleur de la lame.
Ce travail se fait dans le temps. La patience fait partie du savoir-faire tout comme le fait d’accepter une dose d’aléa au cœur même de la maîtrise la plus aboutie. Le feu, l’œil, l’acier, les aciers, l’oreille, l’argile, la main. Assis dans la pénombre de sa forge, Kanbayashi Sensei sait conjuguer les forces en présence pour offrir au monde, après de minutieuses étapes de finition, une lame portée au rang d’œuvre d’art.
L’étape la plus délicate est le yaki-ire : la lame, enduite d’argile puis chauffée, est trempée dans l’eau. Ce processus durcit l’acier et fait apparaître le hamon, motif de la ligne de trempe du sabre.
En replay sur Arte | 33mn | Disponible jusqu’au 09/08/2026

